Joyeux aaanniversaire !

Ce vendredi 30 mars 2012, Fabrice-sensei avait 10 ans. Ceux qui ne le croient pas vont voir leur gueule à la récré.

Dix ans de quatrième dan, parmi 30 ans d’aïkido, ça se fête, de préférence le jour de son anniversaire. Les conspirateurs-organisateurs, conscients que la meilleure façon de fêter est la mieux adaptée à la personnalité du premier concerné, ont élaboré un programme digne d’une personne qui préfère une réunion modeste, en petit comité, avec juste ce qu’il faut pour marquer l’évènement. En clair, on a invité tout le monde et on a dépassé les bornes des limites.

Afin d’agrémenter la lecture, chacun des paragraphes suivants contient une erreur que le lecteur est invité à chercher. Des boutons « Solution » sont là pour les fainéants.

Ce fut un début de cours tranquille, comme d’habitude. Certes avec pas mal de monde pour un vendredi soir, mais ce sont des choses qui arrivent. Certes avec un membre d’un autre club qui s’invite, un peu en retard, mais ça arrive. Il n’était d’ailleurs pas seul ce soir-là, et au fur et à mesure, on commençait à se douter de quelque chose. Après l’échauffement, en plus des habitués, on trouvait sur le tatami, avec quelques-uns de leurs élèves, Catherine David, Farid Si Moussa, Joël Roche et Steven Seagal, sans oublier un Fabrice qui avait compris qu’on lui avait concocté une surprise.

En effet, il n’a pas pu venir.

Il faut bien le dire, la suite fut moins rangée. Après un alignement en seiza dans le mauvais sens, une assemblée prise de toux collective, Farid surgissant de derrière Paul pour assaillir Fabrice sur la démonstration de shiho nage et l’arrivée de ballons sur le tatami, il ne restait plus aux aïkidokas en seiza pour saluer qu’à s’écrouler comme autant de dominos. Heureusement, c’était tout. Ou presque.

C’était kote gaeshi. Un point pour ceux qui ont suivi.

Après les discours de circonstance, où l’on put admirer une nouvelle variation sur le thème du triple A — Anniversaire, mais aussi Aïkido, Amitié, Assemblée, Akama… — ce fut le moment du cadeau. Pour témoigner notre reconnaissance à notre sensei, on l’expédie à l’autre bout du monde. Avec un billet de retour, au cas où il souhaiterait revenir malgré tout. C’est donc visiblement très ému que Fabrice reçut son voyage au Japon avec séjours prévus dans les dojos de son choix. Gageons qu’il nous en rapportera de quoi agrémenter ses cours.

D’accord, c’était facile. Il avait simplement une poussière dans l’œil.

Au passage, on évitera de mentionner celui qui a suggéré Akama pour ne pas embarrasser Paul.

Fidèles à la tradition, les aïkidokas poursuivirent alors leur quête infinie de réponse à la question universelle du Vénérable Maitre1 : « quand est-ce qu’on mange ? ». Le randori autour de la table vint à bout — en bonne partie — des spécialités de chacun et du gâteau d’anniversaire, magistralement coupé par Fabrice d’un shomen uchi au iaïto, sans oublier la vingtaine de bouteilles de « sourire de la Joconde ».

Il n’y en avait que 18. On a des limites.

Pendant que j’y suis, petite annonce : cherche lave-vaisselle, grande taille, pour usage ponctuel. Contacter Georges.

Voilà franchi le cap des trente ans. Peut-être vaut-il mieux pour Fabrice ne pas penser au cours qui marquera celui des quarante, même si, après tout, il ne pourra pas être pire. Merci à tous les participants, et si vous avez une échéance qui approche, pensez à nous !

Sait-on jamais…

1Coïncidence : mon petit neveu vient de me rendre mon livre sur Morihei Ueshiba. C’est étrange, je croyais lui avoir prêté celui sur Averell Dalton. Normalement ça ne devrait pas avoir de conséquence sur cet article.